Un agriculteur de chez nous

5 septembre 2017

Avec son fils

Eric Pavillard exploite un domaine du côté d Orny…. Il nous parle un peu de lui et de ses activités, avec une petit incise en lien avec l’extrait, ci-dessous, d’un article du journal “Le Temps”, au sujet d’une affaire récente “célèbre”.

 

Malaise chez les porchers vaudois

Le scandale des vidéos chocs pousse la filière porcine à plus de transparence. Cible de toutes les critiques, Willy Annen, à la tête de «l’empire du cochon», annonce son retrait des affaires

Des «cochons heureux» à Orny

Pour Eric Pavillard, engraisseur à Orny, cette transparence va de soi. Peu après la diffusion de la vidéo choc, il avait convié, sur Facebook, les internautes à venir voir ses «cochons heureux» dans sa porcherie. Le Temps a accepté l’invitation: ses 360 porcs batifolent dans la paille et profitent à leur guise du bleu du ciel, des auges servant la soupe de céréales au petit-lait et des chaînes métalliques destinées à les amuser.

Ils sont engraissés pendant quatre mois, jusqu’à atteindre 110 kilos, le poids fatidique les invitant à l’abattoir. «Après, ce sont des saucisses, précise Pavillard. Il ne faut pas se voiler la face, le consommateur doit connaître la réalité.» Pour faire bref, à la fin, le porc, il meurt. «L’image d’Epinal du cochon dans la ferme diffusée à travers les publicités des grands distributeurs est fausse. Le cochon n’est pas toujours tout rose à gambader en liberté. C’est vrai qu’on peut toujours faire mieux, mais moi, je respecte les bêtes.»

«Pour travailler avec des porcs, il faut être passionné. Si on n’aime pas ses cochons, il ne faut pas les garder», renchérit René Eicher. L’agriculteur avoue devoir faire face à un contexte agricole en pleine transition. «Les activités agricoles se sont développées et le système de détention s’est industrialisé. Aujourd’hui, la volonté des consommateurs change et les lois évoluent.»

 

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